Contexte et objectifs

Le nombre de personnes âgées à la retraite traditionnellement à 65 ans dans le Sud-est de l’Angleterre augmentera de presque 50% durant les 20 prochaines années. Dans le Kent, ce profil d’âge est supérieur à la moyenne nationale. La stratégie régionale de santé a identifié la nécessité de promouvoir le bien-être, l’indépendance et la facilité d’accès au sein de ce groupe.

En France, l’Université Catholique de Lille, en collaboration avec la Communauté urbaine de Lille et les villes de Capinghem, Lomme, Prémesques, a initié un projet global intitulé « Humanicité » impliquant développement territorial, innovation sociale, mixité des populations, création d’activités et d’emplois nouveaux, mutualisation d’équipements. En outre, en raison de l’importance croissante des questions liées aux handicaps, au vieillissement et à la dépendance, l’Université Catholique de Lille, dont fait partie l’ISEN leader du projet, a décidé de s’investir fortement dans ces thématiques, en créant un pôle médico-social appelé « handicap, dépendance et citoyenneté » pour laquelle « Humanicité » sera un champ d’application nouveau et ambitieux.

Le projet SYSIASS  est intégré dans ces stratégies locales et régionales.

Les travaux de SYSIASS menés depuis décembre 2010 s’appuient sur le double constat suivant :

  • Des améliorations significatives aux soins des patients et à leur qualité de vie peuvent être réalisées en permettant aux patients éprouvant des difficultés de se mouvoir sans avoir besoin d’une assistance humaine spécifique.
  • Une autre avancée significative est de permettre également aux professionnels de santé d’accéder aux données médicales, personnelles et toutes autres données importantes concernant les patients  où qu’ils soient.

Les partenaires du projet se sont donc fixés trois objectifs majeurs étroitement liés:

  • Il s’agit tout d’abord de concevoir un fauteuil roulant électrique intelligent doté d’un module permettant le guidage autonome du fauteuil et ainsi améliorer la mobilité des patients.
  • Cette amélioration de la mobilité passe également par une facilité d’utilisation c’est-à-dire la création d’une interface homme-machine simplifiant le guidage du fauteuil roulant par l’utilisateur.
  • Le fauteuil roulant intelligent doit également être communiquant notamment pour transmettre et recevoir les données médicales du patient et les rendre accessibles aux professionnels de santé. Ces échanges de données doivent bien sûr se faire de façon sécurisée, sans fil, et sans nuire au bon fonctionnement des éventuels autres équipements médicaux.

Toutes ces fonctionnalités se doivent non seulement d’être évolutives  pour s’adapter à  l’état de l’utilisateur (comme par exemple l’évolution de son handicap ,  son état de fatigue…) ,mais également utilisables sur tout type de fauteuil roulant électrique.

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